En s'installant vers 1787 dans le nouveau faubourg de Nice, loin de la "vieille ville", dans le quartier de Croix-de-Marbre (en souvenir d'une halte du Pape), les Anglais construisirent le long du Camin dai Angles, en bordure du front de mer, des villas entourées de vastes jardins. Leur goût du jardin à l'anglaise doit s'adapter à la flore locale et même exotique. Ils sont souvent regardes d’un oeil curieux, voire amuse par les membres de l’aristocratie locale qui habitent des demeures inspirées de la Renaissance italienne, avec des jardins ou se développent terrasses, balustrades, escaliers décoratifs, longues perspectives. Certains de ces jardins, subsistent encore partiellement, beaucoup ont disparu : c’étaient les villas Arson, Mendiguren, les domaines de Châteauneuf, du Piol, de Valrose, de Chambrun, de Pierlas. La villa Thuret à Antibes (actuel jardin botanique) créée en 1856, rappelle cet ordonnancement. Les jardins publics, eux, aussi, se développent dans Nice : en 1867, c’est la construction d’un jardin suspendu sur la Paillon, en 1894, c’est l’inauguration du jardin Albert 1er. De nombreuses villas, véritables châteaux, s’entourent a la fin du siècle de somptueux jardins ; l’histoire retiendra les villas « Endymion », a Cannes, « Massena », a Nice, « les Cèdres », a Saint-Jean-Cap-Ferrat, « Eilenroc », a Antibes, « Leopolda », a Villefranche, le château de Malbosc, a Grasse. « Il y a quelques-uns de nos lecteurs qui ne savent pas que je suis fermier et jardinier a Nice, mais fermier et jardinier pour de bon, fermier avec des vaches, des poulets, des canards, etc. Jardinier et maître et seigneur d’une foret de cinq mille rosiers. Par ces présentes, je leur notifie et leur fais savoir, ainsi qu’a ceux qui connaissent mon établissement : 1° que pour nous l’hiver est fini ; 2° que voici des violettes qui fleurissent en pelouses bleues sous les orangers charges de fruits murs. 3° que des anémones bleues, écarlates et panachées s’épanouissent ainsi que les jacinthes ; 4° que nous avons encore des roses, des camélias, du réséda ; 5° que l’on peut commander à ma ferme des bouquets qui, soigneusement emballés, arrivent à Paris en deux jours, parfaitement frais, comme j’en fais de nombreuses expériences. En écrivant par a poste six jours d’avance, ou trois jours d’avance par télégramme, on peur recevoir, a Marseille, Paris ou Lyon un énorme bouquet de violettes de Parme de 35 centimètres de diamètre pour douze francs, caisse et emballage compris. De même que toute espèce d’autres bouquets. Ecrire à M. Alphonse Karr, jardinier à Nice-Maritime, Etats Sardes. » Dans d’autres textes, Karr indique comment il eut l’idée de confectionner des bouquets : « J’en avais fait venir quelques-uns de bonne faiseuses de Paris pour étudier leur manière, je l’avais modifiée et variée. » Ainsi la floriculture a pris, peu après le rattachement de Nice a la France, un essor décisif. Deux cultures sont désormais essentielles : l’oeillet et la rose, puis viendront s’ajouter le mimosa et les fleurettes. En 1870, les moines du monastère de Saint-Pons, à Nice, en concurrence avec certain Antibois, dont Balthazar de Barquin, cultivaient 4000 plants d’oeillets pour alimenter le marché niçois. Il faut attendre en réalité 1870 pour assister au début de la culture sur les coteaux niçois, de Caucade à Saint-Antoine. Tandis que la culture s’amplifie à partir de 1885, les premières variétés sont mises au point (en 1857 « Souvenir de la Malmaison », en 1900 variété de « Marmion », pour ne citer que les principales parmi des dizaines). Un grand nombre d’hivernants se sont groupes dans une Société Florale de Nice qui a entrepris de mettre en valeur un domaine après avoir procédé a l’arrachage de vignes et d’oliviers. Du 15 novembre 1884 au 15 avril 1885, les résultats sont les suivants : 1565 douzaines d’oeillets grande tiges (chacun avec une fleur épanouie et plusieurs boutons), 865 douzaines de petites tiges (vendues 0,60 F au lieu de 1,20 F pour les premières), ce qui représentait un revenu brut de 16000 francs a l’hectare. La variété dite Flamande, surtout cultivée en Belgique et dans la région lilloise, eut son heure de gloire à la fin siècle, avant de disparaître des marchés. Des le début du vingtième siècle, les coteaux niçois et ceux de Saint-Laurent, sur la rive droite du Var, connaissent l’irrigation par des canaux, ce qui facilite le développement des cultures d’oeillets. De la culture de plein air on passe souvent, pour améliorer ou hâter la récolte, à des cultures sous paillassons ou même sous serres. La superficie atteint ainsi en 1930 : 1150 hectares, elle franchit le cap des 2000 hectares, dans le département des Alpes-Maritimes en 1955.
L'expansion de l'horticulture azuréenne. par Paul Castéla (1968)
Dès le dix-huitième siècle le climat méditerranéen permet un essor original et inattendu : de nombreux étrangers se fixent dans divers sites de la Provence et l'on a le témoignage du docteur Tobie Smolett[1] qui, aux environs de 1764, indique : " Ce que sont ces jardins remplis d'orangers, de citronniers, de bergamotiers de l'aspect le plus exquis. Des carres de roses, d'oeillets, de renoncules, d'anémones, de marguerites épanouies avec une beauté, une vigueur, un parfum que jamais fleur d'Angleterre n'a égalés." Plus loin, il ajoute que "les roses et les oeillets sont expédies a Turin, Paris et même Londres. On les emballe dans une boite de bois, presses les uns contre les autres, sans leur faire subir aucune préparation. La personne qui les reçoit coupe le bout des tiges et les plonge pendant deux heures dans de l'eau vinaigrée, ce qui leur conserve leur fraîcheur et leur beauté".
Le développement de tous ces jardins exigeait une production importante d’arbres, d’arbustes et de plantes d’ornement. C’est donc pour un débouché local que la Côte a constitue son premier patrimoine horticole. Si le poète alphonse karr, proscrit par Napoléon III, créa un célèbre établissement, en 1854, Besson a fonde le plus ancien en 1836. Ce mouvement est encourage par des associations privées ou publiques : le parc aux Roses est crée a Nice, en 1880, la Société Florale en 1881 ; tandis que Cannes, Antibes, Golfe-Juan recevaient un grand nombre d’horticulteurs, la firme Vilmorin-Andrieux créait, en 1886, au Cap-d’Antibes, des cultures de primevères de Chine et de cyclamens de Perse. Dans son pamphlet mensuel, devenu depuis son exil, Les Guêpes Niçoises, Karr fait paraître, en 1854, une annonce restée célèbre :
L’oeillet connait alors une curieuse histoire : les premiers oeillets, au milieu du siècle, sont dis « lyonnais », car ils ont été sélectionnés par des horticulteurs de cette région. Lorsqu’un fleuriste français, Cl. Marc, introduit aux Etats-Unis à Bloomingdale (N.Y.), des plans lyonnais, les Américains commencent une rigoureuse sélection pour trouver des variétés a tige résistante et a calice ferme. Ces nouvelles variétés sont aujourd’hui revenues en Europe, sous le nom d’oeillets américains ou oeillets SIM, du nom d’un des obtenteurs.
Notes

Un Jardin-Ecole est un jardin qui permet d’apprendre le jardinage. C’est un lieu ouvert à tous les Montpelliérains.
Ateliers gratuits Horaires
- samedi matin de 10h à 12h
aux jardins familiaux de Malbosc (au bout de la rue Sainte-Barbe, après le dépôt de la TaM)
- samedi après-midi de 14h30 à 16h30
aux jardins familiaux des Grands Grès (le lieu-dit « Les Grands Grès » se situe à l’ouest de Montpellier, il est accessible par l’avenue Albert Einstein).
du lundi au vendredi de 8h à 17h
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Bêtes mais pas stupides
Programme de la Maison départementale de l'environnement (septembre - décembre 2009)
La compréhension de l’intelligence animale suscite un grand intérêt de la part de la communauté scientifique. De nombreux travaux de recherche ont permis d’établir que les animaux peuvent développer des raisonnements élaborés. Certaines espèces animales font preuve d’un degré d’intelligence élevé formant ainsi des sociétés au fonctionnement complexe. Coopération, apprentissage, imitation…
Avec eux, nous vous emmenons pour un semestre à la découverte de stratégies de survie, de mécanismes étonnants et d’adaptations surprenantes.
http://herault.fr/environnement/sommaire/medias/pdf/mde2semestre2009.pdf
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Sports, loisirs, nature --------------------------------------------- La plage du Petit et Grand Travers http://herault.fr/environnement/sommaire/medias/pdf/Petit_grand%20travers.pdf --------------------------------------------------- Promenades inédites http://herault.fr/environnement/sommaire/medias/pdf/promenades_inedites-ok.pdf __________________________________ Itinéraires géologiques http://herault.fr/environnement/pratique/mde/pdf/iti_geologique.pdf ------------------------------------------------- Gérer nos déchets, c'est possible ! http://herault.fr/accueil/pdf/guidedechets.pdf ________________________________
Réseau vert Aménagé et entretenu par le Département, le Réseau vert® traverse l'Hérault d'Est en Ouest. Il offre aux randonneurs à pied, à VTT ou à cheval, 500 km de chemins balisés et sécurisés sur 18 étapes d'environ 30 km. http://herault.fr/environnement/index.html -------------------------------------------------------- Balades sonores http://herault.fr/accueil/pdf/Les%20balades%20sonores%20de%20Restincli%E8res.pdf ---------------------------------------------------------------- L'Hérault à vélo http://herault.fr/environnement/pdf/pistes_cyclables.pdf ----------------------------------------- Guide pratique de l'eau
Des loisirs à loisirs...
Randonnée, eaux vives, mer, falaises, vol libre, équitation… la liste est longue, l’inventaire impressionnant qui fait de l'Hérault un petit paradis des loisirs de pleine nature.
Cette édition, fruit d'un partenariat avec Midi Libre, offre aux Héraultais comme aux visiteurs une gamme exceptionnelle d’activités.
http://herault.fr/publicationcg34/pdf/guidenature09.pdf
Un site à protéger ensemble
La plage du Petit et du Grand Travers, comme une grande partie du lido est menacée par l’érosion. Ce phénomène touche aujourd’hui le quart du littoral français et près de 20 000 km de côtes européennes.
Préserver cet endroit et le protéger sans en faire un sanctuaire, c’est le choix des partenaires qui, ensemble, ont décidé de mettre en oeuvre des actions fortes.
Des sorties à partager en famille
Grâce aux balades contées, nocturnes, musicales ou sportives, et guidés par nos partenaires animés par leur passion de la nature et du patrimoine, vous serez séduits par l'extraordinaire variété de nos paysages.
A la découverte des orchidées, des rapaces, de l'étoile du Berger ou encore des métiers traditionnels, soyez nombreux à venir partager la nature qui, mise à l'honneur, dévoilera toutes ses richesses !
Remontez l'échelle du temps (- 600 millions d'années) et découvrez l'origine des paysages héraultais.
Des polypiers (coraux), fossiles du massif de la Séranne, aux dolomies ruiniformes du Larzac, des volcans agathois aux " ruffes " rouges du Salagou, des ponts naturels de la Cesse (Minerve) aux "gneiss oeillet" des gorges d'Héric, le Département vous parle de son histoire géologique. Pas besoin d'être un randonneur chevronné pour découvrir la formation terrestre de notre territoire. Ces randonnées, d'une autre forme, complètent pour les plus curieux la simple balade.
Le Département de l'Hérault, en partenariat avec le BRGM (bureau de recherches géologiques et minières), a édité une collection de 10 fiches-itinéraires, conçues de façon ludique. Certaines sont associées au Réseau vert®et au Topo guide "l'Hérault à pied"
Chaque parcours, sélectionné parmi 150 géosites, est constitué d'un extrait de carte géologique, d'une échelle des temps, de photos et d'illustrations explicatives à la portée de tous.
Vous pouvez commander les 10 fiches-itinéraires en contactant le 04 99 58 81 10
Bonnes balades...
Un million d’Héraultais produisent dans notre département 830 000 tonnes de déchets par an. Ces chiffres témoignent de l’accroissement de la population et de nos pratiques de consommation. Chacun sait ce que coûte l’élimination des déchets. Il connaît aussi l’opposition que soulève tout projet de traitement. Ces problèmes ne se régleront que lorsque chaque citoyen, parfaitement informé, sera persuadé que tout est mis en oeuvre pour limiter les quantités de déchets à éliminer. La première étape est la connaissance des données du problème. Il est donc important de sensibiliser l’ensemble des Héraultais. Le présent guide explique la situation de l’Hérault, détaille le rôle de chacun pour limiter sa production de déchets. Il présente enfin les différentes techniques de traitement. Nous n’avons plus le choix : réduire notre production de déchets, améliorer nos performances de tri, renouveler nos capacités de traitement sont les objectifs que nous devons tous partager. J’ai fait le choix d’engager résolument le Département dans ce sens pour la préservation de notre cadre de vie.
Des balises de sécurité tous les 500 m, des bornes de direction et de distance, des panneaux d'information, des plans, des jeux… facilitent et agrémentent la randonnée.
Un repos bien mérité sera possible dans les nombreux relais, refuges ou aires de bivouac.
Ecoutez… découvrez… le domaine de Restinclières, en libre accès !
Deux parcours audio en baladodiffusion, accompagnés d'un plan, sont à télécharger librement sur un lecteur MP3 (baladeur ou portable).
Promenez-vous et flânez au gré des deux itinéraires proposés :
- la Nature et le patrimoine historique
Des kilomètres de liberté
Donner de l'autonomie aux jeunes par des accès sécurisés à leur collège, proposer une alternative moins polluante et moins coûteuse à la voiture pour se rendre à son travail ou à la plage, équiper notre territoire pour favoriser le développement des loisirs et du tourisme, sans oublier la question de la santé publique, voilà quelques raisons de vouloir faciliter l'utilisation du vélo dans l'Hérault.
Les enjeux de la recherche - Les gestes pour économiser l'eau
A l'horizon 2015, si nous n'agissons pas, les ressources en eau seront nettement insuffisantes pour faire face aux besoins des Héraultais, notamment dans certaines zones où l'équilibre est déjà fragile. Ce diagnostic oblige le Département à piloter les travaux de recherche et nous rend collectivement responsables de la préservation de ce bien commun.
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